Le Pivot des Arts Populaires Chinois

Les coutumes sociales populaires constituent le véhicule de l'art populaire chinois qui compte de nombreuses catégories et une grande variété de formes. Toutefois, en dépit de ces catégories et formes extérieures, le pivot demeure dans la conscience culturelle de base du peuple et dans la philosophie chinoise d'origine.

Vie et procréation - un thème éternel

Vivre et continuer la vie par la procréation sont deux désirs instinctifs de l'homme. Depuis la naissance, le premier instinct d'une personne consiste à survivre, ensuite de vivre longtemps. Toutefois, comme la vie et la mort constituent des lois immuables de la nature, les humains se sont mis à chercher l'éternité après la vie, et à prier pour la longévité pour les vivants et l'éternité pour les morts. Comme l'éternité de la vie ne peut s'accomplir qu'à travers la procréation, mettre au monde des enfants et petits-enfants qui transmettront la vie de génération en génération est devenu un but ultime. Ainsi, la perception humaine de la procréation était identique à la perception de la vie elle-même. La procréation humaine et la moisson des céréales constituaient le bonheur. De cette façon, le bonheur et la longévité sont devenus la conscience culturelle de base des gens, de même que le thème principal de l'art populaire. Voir plus

Symboles visuels

La forme artistique de l'art populaire chinois est l'image visuelle des objets de l'univers selon la philosophie chinoise d'origine.

Dans la société primitive, l'humain se trouvait du côté du faible dans le combat contre les calamités naturelles. Les animaux d'une force surhumaine sont devenus des êtres surnaturels ou des totems aux yeux des humains. Par exemple les animaux prolifiques comme le poisson et la grenouille étaient considérés comme des symboles totémiques féminins du corps maternel, comme la terre et l'eau ; les animaux difficiles à vaincre comme le serpent, le tigre, le bœuf, le sanglier, l'ours, ou qui possédaient des habiletés particulières comme le vol pour les oiseaux et les papillons, ou qui couraient vite au sommet des montagnes ou dans les gorges comme l'antilope, étaient des totems masculins, tout comme le ciel et le soleil. Au cours des millénaires, ces symboles ont été et sont encore utilisés par divers peuples de divers milieux géographiques dans leur art populaire respectif. Voir plus

Totémisme

Bébé aux cheveux en couettes - Le papier découpé « Bébé aux cheveux en couettes » sur fond de fleurs rond est très populaire sur le Plateau de lœss le long du Huanghe. Au centre de l'image circulaire se trouve le bébé, protecteur et divinité de la procréation. Avec ses deux couettes montant vers le ciel, et tenant deux poissons dans ses bras, la fillette est accroupie, en position d'accouchement. La partie inférieure de son corps représente une paire de ciseaux pointant vers le bas, symbolisant la nature du mâle ou le yang, correspondant à l'image renversée de ses couettes montantes, et impliquant la nature hermaphrodite de cette divinité de l'univers. Les ciseaux sont yang par nature en tant qu'instrument tranchant qui tient à l'écart les mauvais esprits et les calamités. Comme le dit un proverbe, l'alêne et les ciseaux éloignent les cinq créatures venimeuses. Certaines œuvres d'art populaire représentent les yeux des divinités comme le soleil. Les seins sont mythique de la reproduction pour symboliser une postérité continue et sans fin. De chaque côté de trouvent les symboles du sheng, instrument de musique dont le nom est homophone de « naissance », ou des fleurs de lotus. « Sheng » est « naissance », et le lotus est un symbole prolifère de nature masculine. Un proverbe populaire dit : Quand le lotus et le laurier rose poussent dans un pot, on a des fils et des neveux ; quand la cigale dorée joue du sheng, la postérité est sans limite. Dans ce genre de reproduction artistique, le dieu de l'univers tient deux poissons yin et yang, un dans chaque main, dont les queues forment le caractère wan, Hn/Ft!, ininterrompu, symbole d'une postérité sans fin et d'une prospérité continue. Dans la partie inférieure de l'image se trouvent deux ruyi, symboles de bonheur, et un lapin mythique avec de l'herbe à la bouche. Voir plus