La Petite Pagode de l'Oie Sauvage

Voici le Pavillon de la Déesse aux Habits blancs, car jadis, on y vénérait la statue de la Déesse Guanyin. Il paraît que cette déesse miséricordieuse porte souvent des habits blancs et reste au milieu des fleurs de lotus. Les habits blancs et les fleurs blanches de lotus, tout est blanc, le blanc signfie une pureté parfaite, noble et sacrée.

Ce pavillon est transformé maintenant en une salle d'exposition du site. La carte au mur nous montre le plan détaillé de Chang'an, capitale de la dynastie des Tang et cette partie rouge précise le siège du temple et de cette pagode. Voici le portrait de l'Impératrice Wu Zetian, épouse du 3e Empereur des Tang. En 684, 100 jours après la disparition de l'empereur, ses proches ont fait construire un temple ici pour lui dédier le bonheur, d'où son premier nom:( Temple du Bonheur dédié à l'Empereur }. Et en 690, l'Impératrice Wu Zetian s'est proclamée elle-même Empereur et lui a conféré un nouveau nom : ( Grand Temple du Bonheur posthume » . Cette photo montre le Mausolée Qianling, le tombeau splendide de Wu Zetian et de son mari, le 3e Empereur des Tang.

Cette photo nous laisse voir la grande envergure du temple à l'époque Tang. Ces deux estampes nous permettent admirer les gravures magnifiques des déesses volantes sur le fronton de la porte de cette pagode.

Le moine sur ce dessin s'appelle Yi Jing. Il est très connu dans l'histoire de la Chine. En 671, il est parti de Guang-zhou par la voie maritime pour se perfectionner dans le bouddhisme . Pendant 25 ans, Il a parcouru une trentaine de pays. A son retour, il a surtout séjourné 6 ans pour faire des recherches et études à Sumatra en Indonésie. Il a écrit là-bas 2 ouvrages célèbres et il les a fait ramener en Chine plus tard. Le premier est intitulé ( Pèlerins éminents des Tang dans les pays à l'ouest de la Chine » et le 2e, ( Pratiques disciplinaires et Vie des bouddhistes en Inde et en Indonésie). Ces deux livres fournissent des documents précieux pour les études sur les échanges culturels entre la Chine, l'Inde et l'Indochine dans l'antiquité. En 695, il est retourné en Chine avec plus de 400 tomes de soutras en sanscrit et il en a traduit 56 dans ce temple.

Sur ces deux photos, on voit une relique d'os du doigt de Shakyamuni, fondateur du bouddhisme et un reliquaire de marbre blanc. Cette estampe-ci fait reparaître le Grand Temple du Bonheur posthume sous les Qing et cette photo-là montre le chantier de la restauration de cette pagode en 1965.

Devant nous, cette pagode en faux étages par encorbellement de briques affiche une silhouette de navette. Elle avait 15 niveaux à l'origine, mais il ne lui en reste que 13 aujourd'hui avec une hauteur de 43 m. Son soubassement carré mesure 12 m de chaque côté. Il y a, à chaque étage, 2 niches voûtées vers le sud et le nord. Le rez-de-chaussée est pourvu de 2 portes voûtées vers les 2 mêmes sens. Leurs chambranles et leurs frontons sont couverts de magnifiques gravures des Tang. Principalement, les gravures des déesses volantes sur les frontons des portes ont une grande valeur artistique .

De bas en haut, les étages deviennent de plus en plus serrés. La silhouette de la pagode évoque une navette gracieuse . Cette pagode a été construite entre 707 et 709. Comme elle a une taille moins importante que l'autre, on l'a surnommée la Petite Pagode de l'Oie sauvage. Selon les gens, c'est le pèlerin Yi Jing qui a demandé à l'Empereur de construire cette pagode pour conserver les soutras qu'il avait ramenés de l'Inde. Hésitant, l'Empereur Li Xian a consulté sa femme. L'Impératrice a ordonné à toutes les favorites et servantes de souscrire à la construction de la pagode. Très généreuses, elles ont offert un don en argent, largement suffisant pour réaliser le projet. Au cours de ses vicissitudes, la pagode a connu i, une fermeture divine ». En 1487, un séisme de magnitude 6 a occasionné une fente de 30 centimètres au milieu de la pagode de bas en haut. Mais 34 ans plus tard, soit en 1521, ces deux parties se sont recollées au cours d'un autre tremblement de terre. Très curieux, les gens attribuent ce phénomène à ( une fermeture divine ». Mais au moment de la restauration en 1965, on a retrouvé le secret de ce phénomène. D'après la géologie de Xi'an, les ingénieurs des Tang ont aménagé une base souterraine semi-sphérique pour détourner la pression sismique. Voilà pourquoi la pagode, tout comme un poussa, se dresse toujours là majestueusement malgré plus de 70 tremblements de terre. Comme la haute technologie architecturale des ingénieurs des Tang nous émerveille! En 1555, un autre séisme a causé l'écroulement des 2 étages du sommet. Maintenant, il lui reste donc 13 niveaux.

En 1965, la restauration de la pagode a été effectuée selon le principe de ( l'harmonisation de la restauration avec l'ancien monument }. On a renforcé la pagode par cinq cercles de béton armé. Toutes les briques abîmées sur la façade ont été remplacées, un escalier en spirale a été reconstruit à l'intérieur et des équipements d'éclairage et de paratonnerre ont été installés.

Le bâtiment de devant était jadis la Salle des Archives des Soutras. Le pèlerin Yi Jing y conservait les soutras ramenés de l'Inde. Actuellement, on l'a affecté à une boutique touristique. Voici le Palais du Grand Héros, salle principale du temple réservée autrefois à Shakyamuni, fondateur du bouddhisme. Elle est actuellement une galerie d'exposition des chefs-d'oeuvre des grands peintres du Shaanxi. A paraît que ces vieux sophoras dans la cour ont été plantés sous les Tang au moment de la construction de la pagode.

Voici le Pavillon de Maitreya. Dans le passé, ce petit pavillon était utilisé pour vénérer la statue du boddhisattva Maitreya, bouddha du futur.

Les 2 bâtiments des 2 côtés sont la Tour de la Cloche et la Tour du Tambour. A l'intérieur de cette tour, il y a une grande cloche en fonte, coulée en 1192. Son tintement sonore et agréable se fait entendre à cinq kilomètres à la ronde. D ' où son surnom : ( la cloche divine ».

Cette cloche de 10 tonnes porte des expressions de bon augure. ( Vive l'Empereur, longévité pour les mandarins; la paix pour le pays et le peuple, la roue de la loi tourne sans cesse }. D'après la légende, si on pense à un proche qui se trouve loin, il suffit d'écrire son nom sur une feuille de papier jaune et de la coller sur la cloche, le tintement à l'infini lui communiquera le sentiment profond. C'est pourquoi, la Cloche matinale de la Petite Pagode de l'Oie sauvage est devenue l'un des { Huit Paysages caractéristiques de la région Guanzhong. }

Au fond du jardin, c'est l'entrée principale du Grand Temple du Bonheur posthume. Un panneau au-dessus du portail porte ces mots en idéogrammes dorés: { la Porte la plus sacrée de la Loi. ) Cette inscription évoque la prospérité de ce temple dans le passé.