Le Musée d'Histoire du Shaanxi

Le Musée d'Histoire du Shaanxi a été Le Musée d'Histoire du Shaanxiouvert au public en 1991, il est l'un des musée les plus importants et les plus riches de la Chine. Ce musée possède 375 000 objets culturels . Il se caractérise par ses collections de bronzes, de poteries , d'objets en or et en argent ainsi que ses fresques.

Nous sommes maintenant dans la cour du musée. L'ensemble du musée a été inspiré du palais impérial des Tang, le Palais de la Grande Clarté. La grande salle centrale représente la salle d'audience impériale sur une haute plateforme pour symboliser la suprématie du pouvoir impérial, les 2 pavillons latéraux incarnent le Pavillon du Phénix debout et le Pavillon du Phénix volant.

Nous voici dans le hall de l'entrée. Cette statue de lion colossale provient du Mausolée Shunling, tombeau de la mère de l'Impératrice Wu Zetian des Tang. Par la finesse de son travail et son aspect majestueux, cette statue de 40 tonnes mériterait le titre de premier lion sinon de l'Orient, du moins de la Chine. Le lion et la sculpture de lion ont été introduits de l'Afghanistan en Chine.

Cette statue nous laisse voir à la fois le style romantique de l'Occident et le style vigoureux de la Chine.

Derrière, on voit trois grandes photos: l'une représente le plateau de loess à perte de vue, l'autre montre les eaux déferlantes de la cascade Hukou du fleuve Jaune, la 3e laisse voir des champs aménagés en terrasses sur le plateau de loess. Il faut souligner que le fleuve Jaune et le plateau de loess constituent le berceau de la civilisation de notre province et de la Chine antique.

La préhistoire

Voici la maquette de la province. Le Shaanxi mesure environ du sud au nord, 1 000 km de long et d'est en ouest, 360 km de large. Il couvre une superficie de 205 800 km2 et sa population atteint 37 millions d'habitants. Le Shaanxi se divise en trois régions caractéristiques : au Nord, le jaune indique le plateau de loess ; au centre, le vert indique la plaine fertile Guanzhong de la rivière Wei - un affluent du fleuve Jaune; et au Sud c'est la région montagneuse de Qinling et de Bashan.

On expose environ 3 000 objets rares et précieux dans ce musée, la première partie de l'exposition présente la préhistoire du Shaanxi. Voici un crâne de l'homme de Lantian exhumé à 35 km au sud-est de Xi'an. L'homme de Lantian remonte à 1 150 000 ans, il est l'Homo erectus le plus ancien actuellement connu en Asie du Nord. Ces pierres de forme irrégulière sont grossièrement taillées, à usages divers, mais elles occupent une place importante dans l'évolution des outils.

Après la découverte de l'homme de Lantian, on a encore trouvé en 1978 dans le district de Dali le crâne d'un autre homme primitif datant de 200 000 ans, il marque une nouvelle étape de l'évolution humaine-Homo sapiens.

La culture de Laoguantai est le plus ancien vestige de la période néolithique qu'on connaisse dans la province. Elle remonte à 8 000 ans environ; elle a été découverte en 1955 dans le district de Huaxian. La différence entre le paléolithique et le néolithique se résume en quatre points: polissage des outils en pierre, fabrication de la poterie, sédentarisation et agriculture primitive. Ces bols et pots tripo-des en poterie sont les objets les plus typiques de cette culture.

Voici la maquette du village Jiangzhai, les ruines se trouvent non loin du site de l'Armée en Terre cuite des Qin. Ce site remonte à cinq ou six mille ans. Dans le quartier résidentiel on voit des maisons différentes les unes des autres. La grande salle à côté de la place tenait lieu de forum pour discuter les affaires importantes du village. Les trous dans les environs des maisons étaient des silos pour conserver des objets ou des céréales. Le grand fossé autour du quartier résidentiel avait 2 usages: protection des villageois contre les animaux sauvages et évacuation de l'eau. La rivière à côté du village leur offrait de l'eau. Le centre de fabrication des poteries et la nécropole étaient situés en dehors du fossé. L'agencement et les environnements du village étaient ma gnifiques.

La culture de Yangshao remonte à six ou sept mille ans et reflète la vie de la société des clans matriarcaux à son apogée. Elle représente la culture du bassin du fleuve Jaune. Ici, les vestiges néolithiques de Banpo font partie de cette culture, ils ont été découverts en 1953 au bord de la rivière Chanhe dans la banlieue est de Xi'an. Les habitations du villlage de Banpo se présentaient sous forme ronde ou carrée. Au début, elles étaient semi-troglodites, vers la fin de cette période, elles ont été aménagées au ras du sol. La structure était faite d'une carcasse de bois recouverte de torchis. Cette structure de terre et de bois a jeté les bases des constructions antiques en Chine.

Cette amphore à fond pointu servait à puiser de l'eau. Sa conception est conforme au principe du centre de gravité. Quand on la pose dans l'eau, elle se penche automatiquement grâce à la poussée hydrostatique. En se remplissant de l'eau, elle se redresse, car le centre de gravité se déplace vers le bas.

Dans cette vitrine, on peut voir des outils de production. La roue en poterie était utilisée pour filer à la main, les navettes prouvent qu'on connaissait déjà le tissage et les aiguilles en os étaient utilisées pour confectionner des vêtements simples. On commençait également à faire des dessins sur les poteries. Cette cuvette porte un masque humain stylisé avec 2 poissons aux coins de la bouche. Cela exprimerait leur intense désir de calmer la faim en faisant une bonne pêche, certains expliquent que ce masque représenterait le totem de l'époque. Peu importe des explications, on peut considérer ce dessin comme un chef-d'oeuvre artistique de cette période.

Dans cette vitrine, on peut admirer les plus anciennes sculptures chinoises. Cette tête en poterie est très bien sculptée. Ses yeux vides semblent jeter un regard perçant et sa bouche entr'ouverte semble déclarer que l'homme a déjà trouvé sa place dans le monde. Voici le plus vieil instrument de musique à vent de notre pays, on l'appelle le Xun. On jouait des airs par ces trous.

Sur les poteries, on a gravé de simples signes pour exprimer des idées ou noter des événements. On a trouvé au total 113 spécimens, répartis en 22 catégories. Ils peuvent être considérés comme les embryons des idéogrammes chinois.

Après la société des clans matriarcaux, l'homme est entré dans la société des clans patriarcaux. La culture de Longshan est apparue à la suite de la culture de Yangshao. Elle remonte à 4 000 ans. Désormais, les hommes portaient la culotte. Comme les hommes aimaient beaucoup la boisson alcoolisée de riz fermenté, on présente ici beaucoup de récipients à boisson alcoolisée de riz fermenté. Il faut souligner que les poteries de cette période n'étaient plus fabriquées à la main, elles étaient déjà travaillées au tour.

La plupart de ces objets sacrés en jade étaient destinés aux rites du sacrifice, d'autres étaient des instruments pratiques de production. Cet objet en jade noirâtre s'appelle Cong, il était réservé à la cérémonie du sacrifice de la terre. Il symbolisait le sexe féminin, la lune et la terre. Par opposition au Cong, ce disque en jade symbolisait le sexe masculin, le soleil et le ciel, il était destiné au rite du sacrifice du ciel.

Cette sculpture de jade représente le profil d'une tête hummaine. Elle est représentative du niveau sculptural de l'époque. Malgré son style simple, le nez arqué et le regard porté en avant rendent la figure très expressive.

Cette photo montre le tombeau de l'Empereur Jaune. Il s'agit d'un empereur légendaire. On le considère comme le fondateur de l'empire chinois. Son tombeau se trouve à 190 km au nord de Xi'an.

L'époque des Zhou

Maintenant on entre dans une période de société esclavagiste: la période des Zhou. Cette période s'étend du XXIe s. jusqu'au VILT s. av. J.-C. Elle comprend 3 étapes de développement: l'ethnie des Zhou, le royaume des Zhou et la dymastie des Zhou.

L'ethnie des Zhou a duré du XXIe au X,YY s. av J J.-C. Pendant cette période, les gens pratiquaient souvent la divination. Voici comment on s'y prenait: on creusait des fossettes sur une carapace de tortue ou un os d'animal, puis on allumait un bâtonnet d'armoise et on l'appliquait contre le dos de la carapace ou de l'os. Sous l'effet de la chaleur, des craquelures apparaissaient. L'analyse de ces craquelures permettait de prédire de bons ou de mauvais augures. Enfin, on gravait sur des carapaces de tortue ou des os d'animal le résultat de la divination. Ces inscriptions sur os ou carapace de tortue constituent la plus ancienne écriture chinoise.

Voici la généalogie des Zhou., Cette carte avec des flèches rouges nous présente le transfert des chefs-lieux des Zhou dans la région du Shaanxi.

Ce tube de verre contient du sorgo carbonisé le plus ancien de Chine. Dans l'histoire de chine, les Zhou sont connus pour leurs mérites agricoles.

On arrive maintenant à la 2e étape du développement : le royaume des Zhou, cette période a duré du XVIe au XIe s. av. J.-C. Voici des matériaux de construction, ces briques creuses étaient réservées à la construction des marches et des perrons. Les briques creuses présentent 3 avantages: légèreté, isolation et insonorisation. Ces tuiles dotées de tétons et d'anneaux sont très typiques. Les tétons s'enfonçaient dans le torchis situé en dessous et les anneaux permettaient d'attacher les tuiles les unes aux autres. Malgré les pentes raides du toit, ces tuiles ne glissaient jamais grâce à ces tétons et anneaux. Le passage du mur de terre au mur en briques et du toit de chaume au toit en tuiles a marqué un grand progrès dans l'histoire de la construction. Ce dessin nous montre le palais royal de cette époque.

A l'époque des Zhou, les Chinois croyaient habiter dans le centre de l'univers : l'Empire du Milieu. Ils méprisaient les autres royaumes minoritaires autour en les désignant par des noms péjoratifs: royaumes des Diables, des Rustres ou des Sauvages.

Cette coupe de bronze Jue n'a pas de couvercle mais elle est dotée de 2 tétons. Quand on la couvrait avec un mouchoir, les 2 tétons le soutenaient, et lorsqu'on buvait, quand le nez rencontrait les 2 tétons, la coupe était vide.

La culture du royaume des Diables était une culture de steppe qui se répandait au nord des Zhou, elle avait pour particularité de mettre des images d'animaux sur divers objets comme décorations.

Sur le manche de la cuillère, un tigre poursuit de près une chèvre apeurée, cette image vivante montre la loi de la jungle dans la nature, cette loi est apparue à l'époque où les forces productives n'étaient pas encore développées. De tels sujets ne sont pas rares sur les objets en bronze.

Sur cette pierre est gravée une tête de mort, il s'agit peut-être d'une révérence mêlée de crainte que nos ancêtres éprouvaient pour les morts.

Ce récipient Li à quatre pieds reste le seul exemplaire en Chine, car les autres instruments Li découverts sont tous tripodes.

Les masques de bronze avaient 3 usages : primo, les sorciers les udisaient pour chasser les mauvais esprits, secundo, les enfants les portaient pour s'amuser, tertio, on les utilisait pour couvrir les visages des morts, on pensait alors que cela pouvait éviter la décomposition du cadavre.

Cette grande hache était utilisée comme une arme de parade. Le motif de la grenouille est fréquemment utilisé dans les régions pluvieuses.

Voici la 3e étape : la dynastie des Zhou entre le XIe et le VIIIe s. av. J. - C. La plupart des bronzes exposés ici proviennent des ruines des 2 capitales de cette dynastie-Feijing et Haojing.

Ce carillon composé de huit cloches a été exhumé dans un village. Dans l'antiquité, la musique chinoise était pen-tatonique, elle correspondait aux tons DO, RE, MI, SOL, LA, sans les 2 demi-tons FA et SI. Chaque cloche peut émettre deux sons. Aujourd'hui, on peut encore exécuter sur ce carillon des chansons populaires et des airs moins compliqués.

Les Zhou de l'Ouest sont représentatifs de l'âge d'or de la société esclavagiste de notre pays. Les rois recouraient à des rites rigoureux et à des supplices cruels pour conserver leur domination.

Le tripode en bronze était à" l'origine un ustensile pour cuire la viande. Au fur et à mesure, il est devenu le symbole du pouvoir et de la hiérarchie. Le système funéraire a aussi fixé une règle stricte sur le nombre des tripodes en bronze. Selon les Rites des Zhou, 9 tripodes et 8 soupières étaient réservés à l'emprereur; 7 tripodes et 6 soupières aux feudataires ; 5 tripodes et 4 soupières aux ministres.

Les rites et les supplices allaient de pair. Sur la photo, on voit un esclave aux pieds coupés qui garde la porte. C'est une preuve des lois draconiennes de cette époque.

Dans cette vitrine, on peut voir d'un côté une verseuse et de l'autre, une cuvette. Mais à l'époque des Zhou, ces 2 objets étaient utilisés ensemble. Comme les baguettes n'étaient pas encore inventées, on utilisait des fourchettes naturelles pour manger. Avant ou après le repas, il fallait toujours laver les pinces-monseigneurs. Un propriétaire était ainsi servi par 5 esclaves : 4 portaient la cuvette à genoux en signe de respect, le 5* versait une eau propre en haut avec la verseuse. Quand le propriétaire se lavait les mains, l'eau sale tombait dans la cuvette, ce qui soulignait sa dignité et sa noblesse .

A cette époque, les 2 occupations les plus importantes pour les propriétaires étaient les cultes et la guerre. Les cultes visaient à prier la bonne fortune, alors que la guerre, à piller des territoires et des esclaves. On expose ici des armes utilisées pour la guerre sous les Zhou de l'Ouest.

Les inscriptions sur le fond de ce tripode célèbrent la victoire d'une guerre contre les barbares Xianyun. Cette guerre a été menée par un général nommé Duo You, ce dernier a fait couler ce tripode pour commémorer sa victoire. A cette époque-là, la taille des objets en jade était très développée, des tailleries se répartissaient dans presque toutes les régions du pays. Ces objets en jade sont destinés soit au rite des sacrifices soit à l'ornement.

Ce collier en sardoine est vraiment très ravissant . Cet instrument astronomique s'appelle Xuanji, il servait à observer la position des astres dans le ciel. Voici un cadran solaire pour mesurer l'heure.

Après l'économie de troc, les coquillages ont circulé sur le marché comme monnaies.

Cette clavette servait à empêcher le déplacement de la roue de la voiture. Elle porte un motif très particulier: sur la face figure une tête humaine et si on regarde cette photo, on peut voir sur son revers un homme en culotte. Son dos est tatoué de dessins d'animaux. On raconte que, dans l'antiquité, les pêcheurs étaient souvent tatoués pour se protéger contre les dragons qui vivaient dans l'eau. Mais on en voit rarement de telles preuves si anciennes.

Voici la maquette d'une tombe des Zhou. Le cercueil était enterré au milieu. On a aussi enterré des chars sur les 2 rampes inclinées. A côtés de ces chars fossilisés, on a encore découvert des squelettes de chevaux et de conducteurs. Tout cela reflète une fois de plus cette tradition chinoise de { traiter les morts comme les vivants ).

Sur ce grand tripode, on voit bien le motif de Taotie : le nez, les yeux, les sourcils et les oreilles, mais sans mâchoire inférieure. Il paraît que le Taotie était un animal trop gourmand, il a tant mangé et si bien que son ventre a éclaté. Sa mâchoire inférieure a sauté lors de cet éclatement. Si on décorait le tripode avec ce motif de Taotie, c'était pour donner ce conseil aux gens : ( Pour la santé, la sobriété. }

Voici un récipient à boisson alcoolisée de riz en forme de boeuf. Les différentes parties du corps du boeuf sont génialement utilisées : le ventre comme panse, les pattes comme pieds, la langue en guise de goulot et la queue comme poignée, le couvercle surmonté d'un tigre est lié par un bouton-pression .

Bien que les motifs sur bronzes soient nombreux et compliqués, on peut quand même les diviser en 2 catégories : motifs d'animaux et motifs géométriques. Ils sont toujours bizarres, mystérieux et difficiles à comprendre, car ces bronzes étaient fabriqués pour rendre hommage au Ciel, à la Terre, aux Divinités et même aux ancêtres. Plus les motifs sont incompréhensibles par les simples gens, plus grand est le succès des artisans.

L'époque des Qin

L'époque des Qin comprend aussi trois étapes: les Qin à l'époque des Printemps et Automnes en tant que vassaux des Zhou orientaux ; les Qin à l'époque des Royaumes combattants en tant qu'un royaume et la dynastie des Qin qui a unifié la Chine.

La période des Printemps et Automnes a duré de 770 à 476 avant J.-C. C'est une période de transition de la société esclavagiste à la société féodale. Cette période a été marquée par de grands changements sociaux. Elle a vu l'apparition de nombreux philosophes tels Confucius, fondateur de l'école confucéenne ; Lao Zi, fondateur de l'école taoïste, puis maître du taoïsme, et d'autres fondateurs de différentes écoles philo-sophiques .

La période des Royaumes combattants a marqué le début de la société féodale en Chine. Elle a duré entre 476 et 221 avant J.- C. Elle était caractérisée par la confrontation de sept puissances et la rivalité de cent écoles philosophiques. Le royaume Qin compte parmi ces sept puissances.

Ces tambours de pierre remontent au royaume des Qin. Il y en a dix au total. Chaque tambour est gravé d'un poème en 4 vers. Ces poèmes nous décrivent les scènes de chasse effectuée par un roi des Qin avec une calligraphie originale. Comme ces pierres ressemblent à des tambours, on les appelle tambours de pierre.

Ces embouts de poutres en bronze servaient à joindre les différentes pièces de bois dans une charpente. Ce dessin au mur nous montre de façon concrète l'utilisation de ces éléments à l'époque des Qin.

Ce dessin nous montre le célèbre canal Zheng Guo. Le royaume des Han craignait la puissance des Qin, il a envoyé son ingénieur Zheng Guo pour proposer le creusement d'un grand canal. Son intention était de ruiner l'économie des Qin par ces travaux. Or, le résultat a été contraire: ce canal a augmenté la production céréalière et a accéléré l'anéantissement des Han par les Qin.

Cette cruche en bronze ressemble à une calebasse. Son couvercle a la forme d'un oiseau dont le bec peut s'ouvrir ou se fermer librement.

Cette photo montre les fouilles du tombeau de Qin Jing-gong, un aïeul des Qin et duc des Zhou orientaux. Ce tombeau date du VF s. av. J.-C. On y a retrouvé 166 personnes immolées pour accompagner leur maître dans l'au-delà . Malgré de nombreux pillages, on a déterré plus de 3 000 objets funéraires. On voit ici notamment un pivert, un animal fabuleux en or et quelques pièces en jade à côté.

Ce dessin montre le Palais N° 1 des Qin et cette photo présente la haute plate-forme de sa fondation. Ces tuiles de rive et ces pièces de construction en bronze ont été découvertes dans les ruines des palais. Cette peinture montre les restes d'une fresque sur les ruines du palais N° 3. D'après les documents, le Palais Epanggong était le plus grand édifice des Qin. D'est en ouest, il mesurait 500 pas; en haut, on pouvait faire asseoir dix mille hommes ; en bas, il était possible de dresser des étendards de 17 m.

On voit ici la reproduction d'un chariot en bronze retrouvé dans le site de l'Armée enterrée des Qin.

Ces différentes armes ont aussi été exhumées du site de l'Armée en terre cuite des Qin.

Cette objet en forme de tigre était un sceptre militaire. Il est composé de 2 parties. Sa moitié droite était conservée par le souverain et l'autre par un général. Quand le souverain lui ordonnait de transmettre le pouvoir de commandement à un remplaçant, ce dernier devait lui présenter la moitié droite. C'est seulement lorsque les 2 parties coïncidaient parfaitement , que le général acceptait l'ordre de l'empereur. Sinon, il avait le droit de refuser.

Aujourd'hui, au site de l'Armée enterrée, on ne voit plus, la construction souterraine telle qu'elle était dans le temps. On peut toutefois voir ici une reconstitution. Le long des murs porteurs des 2 côtés de chaque galerie étaient installés des contreforts qui supportaient des poutres de bois; au-dessus étaient posées horizontalement des traverses de bois, qui étaient enfin recouvertes de nattes de roseaux et de terre de remblai.

En 221 av. J.-C, Qin Shihuangdi a fondé le premier pays féodal unifié au pouvoir centralisé. D a pris une série de mesures pour consolider sa domination: remplacement du système d'inféodation par celui des préfectures et des districts ; unification de l'écriture, des monnaies, des poids et mesures, des essieux des chars, etc.

Dans la vitrine ici, un récipient et un poids de bronze portent des inscriptions relatives à l'unification des poids et mesures à cette période. Sur un tableau au mur, on peut voir les différentes pièces de monnaie utilisées dans les 6 autres royaumes, l'empereur Qin Shihuangdi les a unifiées en une pièce ronde avec un trou carré au milieu, car les Chinois croyaient que le ciel était rond et la terre carrée, la pièce ronde symbolisait le ciel et le trou carré, la terre. L'influence de cette unification monétaire a duré jusqu'à nos jours, car l'unité de la monnaie actuelle { yuan } signifie toujours { rond }, si vous dites { je n'ai plus de yuan }, cela signifie aussi { je n'ai plus un rond ). Comme vous le voyez, les grands esprits se rencontrent ! Un autre tableau à côté présente de la même façon l'unification des idéogrammes chinois. Cette carte représente un réseau de routes impériales, car après l'unification de la Chine, l'Empereur a fait construire quantité de voies pour faciliter ses voyages. Pendant son règne, il a effectué 5 tournées d'inspection à travers la Chine.

Ce genre de figurines à genoux en terre cuite ont été exhumées à l'est du tumulus de l'Empereur. Elles repésentent des palefreniers au service de l'Empereur dans l'au-delà.

La dynastie des Han

La dynastie des Han a régné entre 202 av. et 220 ap. J.-C. C'est une dynastie importante et prospère dans l'histoire de la Chine. Voici le plan de sa capitale, la ville Chang'an, située à 10 km au nord-ouest de la ville actuelle Xi'an. En tant que première métropole internationale de Chine, la ville Chang'an était deux fois plus grande que la ville antique de Rome.

Ces 2 armes et ces fragments d'armure ont été exhumés des ruines de l'arsenal impérial. Sous les Qin, la plupart des armes • étaient en bronze. Au fur et à mesure du développement métallurgique, les armes en fer remplaçaient peu à peu les armes en bronze sous les Han, car les armes en fer sont plus résistantes et tranchantes et leur fabrication est plus facile.

Ce grand récipient en bronze était utilisé à cette époque comme une mesure à grains, les insciptions dessus nous précisent que son volume équivaut à 50 boisseaux. On voit ici des tuiles de rive et des briques moulées de caractères chinois. Les tuiles de rive étaient fixées sur la rive de l'auvent pour protéger les bouts des solives contre les intempéries. Les mots dessus constituent des expressions de voeux. Ils ont une grande valeur calligraphique. Les mots sur cette brique expriment les vœux suivants: ( Longévité comme la durée du ciel et vie brillante comme le soleil et la lune ). Cette chaufferette était utilisée pour réchauffer les mains et les pieds en hiver.

Cette maquette et ce dessin nous présentent un ensemble de constructions rituelles impériales des Han, le Mingtang et le Biyong. Le Mingtang désigne le grand palais au milieu, les empereurs y promulguaient des décrets administratifs, recevaient des diplomates étrangers ou offraient des sacrifices au Ciel, à la Terre, aux Divinités ou à leurs ancêtres. Le Biyong désigne les douves circulaires autour qui signifiaient que l'enseignement impérial était parfait et indéfectible.

Ce sceau en jade a été retrouvé près des tombeaux du 1er Empereur des Han et de son épouse, l'Impératrice Lti. Les mots gravés signifient ( Sceau de l'impératrice }. Sa poignée se présente sous la forme d'un animal fabuleux nommé Dragon-Tigre. Cette pièce serait le sceau utilisé par l'Impératrice LU de son vivant. Sa valeur est donc inestimable.

Ces figurines ont été exhumées autour des tombeaux impériaux des Han, elles ont une beauté moelleuse, réservée et introvertie. A l'époque des Han, la taille mince était le critère de beauté des femmes. Il paraît que (l'Hirondelle Zhao), favorite de l'Empereur Han Chengdi était si mince et si légère qu'elle pouvait danser sur une main. Si ces statues sveltes portent toujours des vêtements à pans évasés, c'est pour 3 raisons: primo, pour rehausser la beauté des lignes courbes ; secundo, pour leur donner une base stable et solide ; tertio, pour suppléer à l'imperfection de la minceur.

Voici une meule des Han, cela prouve que nos ancêtres savaient déjà moudre les céréales. La transformation des céréales en farine représente un progrès faisant époque dans l'histoire alimentaire de l'humanité.

Sous les Han, un fonctionnaire nommé Zhao Guo a inventé une nouvelle technique pour augmenter la production agricole. Voici comment on s'y prenait: on creusait d'abord des rigoles et on aménageait des diguettes dans les champs, on semait ensuite des graines dans les rigoles et buttait les plantes au fur et à mesure de leur croissance. Les diguettes devenaient ainsi de nouvelles rigoles et vice versa. L'année suivante, on procédait de la même façon. Cette méthode permettait de garder l'humidité des champs et de laisser la terre se reposer par alternance.

On expose ici un soc de charrue et des outils agricoles en fer.

Les inscriptions sur ce brûle-parfum en bronze doré et argenté précisent le nom de la princesse Yangxin, soeur aînée de l'Empereur Han Wudi. Sa haute poignée a la forme d'une tige de bambou, son couvercle ajouré, a la forme du mont mythique Boshan, et son piédestal est rond. Neuf dragons sont utilisés pour décorer le socle, le bas et le haut du brûle-parfum.

On peut voir ici toutes sortes de maquettes et de statuettes funéraires: un puits, une manufacture, un étang avec des animaux aquatiques, une porcherie à côté des toilettes, des chiens, des volailles et des greniers, etc. Tous ces objets reflètent une fois de plus la conception qui consiste à traiter les morts comme les vivants.

Ces poteries peintes sont aussi des objets funéraires. Après la cuisson, on peignait des motifs dessus avec du vermillon ou d'autres colorants minéraux.

La poterie émaillée est une nouvelle invention des Han. Ce coffre de bijoux était utilisé pour conserver des pendentifs ou des bracelets en jade.

Ces récipients en poterie émaillée s'appellent Zhong. Ils étaient utilisés pour symboliser de grandes réserves de céréales dans l'au-delà.

Les guerriers en terre cuite ici ont été exhumés en 1965 devant le tombeau d'un général. D'après les fouilles, les spécialistes présument que le défunt serait Zhou Bo ou Zhou Yafu, car tous deux, le père et le fils, ont assumé successivement le commandement suprême de l'armée des Han. Le premier a eu le grand mérite de fonder cette dynastie, le 2e a aidé son empereur à réprimer une rébellion. On a trouvé plus de 3 000 guerriers et chevaux de ce genre, les autres sont conservés dans le Musée de Xianyang. Ces guerriers et chevaux sont représentatifs du grand développement de la cavalerie sous les Han.

On expose ici quelques pièces en jade. Les disques de jade étaient utilisés comme objets rituels, la cigale de jade était posée sous la langue du défunt, cela signifiait qu'après la mort, l'âme allait quitter le cadavre de même que la cigale sort de sa chrysalide pour revivre une fois de plus. Le cochon de jade était souvent posé dans la main du mort.

Ces monnaies d'or en forme de sabots d'animaux étaient utilisées comme récompense de l'Empereur, cadeau d'anniversaire, offrande et pot-de-vin. Au milieu de la période Han, un chancelier nommé Wang Mang a usurpé le pouvoir pendant un certain temps, il avait remis en circulation les anciennes pièces de monnaie.

Voici une lampe de bronze à la fois artistique et scientifique. Elle repésente une oie sauvage, qui, la tête retournée, tient un poisson dans son bec. La bobèche est munie d'une poignée pour la tourner. L'abat-jour permet de l'abriter du vent et de régler la direction et l'intensité de la lumière. Le cou de l'oie sauvage est un tuyau et son ventre est à moitié rempli d'eau. La fumée aspirée par le cou redescend dans le ventre pour se dissoudre dans l'eau. On évite ainsi la pollution de la chambre. De plus, les 4 parties de la lampe sont démontables et remontables pour faciliter le nettoyage.

Ces fiches d'ivoire étaient utilisées pour calculer, avant l'apparition du boulier au XIV s. ap. J.-C. Ces débris de papier ont été exhumés d'un tombeau des Han, ils remontent au 11e s. av. J.-C. et ils sont composés de fibres végétales. Ce tableau montre le processus de fabrication du papier à cette époque. Cette carte à côté présente les itinéraies de l'introduction de cette grande invention chinoise dans les autres pays.

Cette carte montre la célèbre Route de la Soie. En 139 et en 119 av. J. -C., l'Empereur Han Wudi a envoyé à deux reprises le diplomate Zhang Qian vers l'Ouest pour frayer une nouvelle route et avoir des relations avec les autres pays. Cette route a été empruntée plus tard par les commerçants pour transporter la soie chinoise dans les pays occidentaux. Cet itinéraire sera appelé plus tard la Route de la Soie.

Durant les Han, les Xiongnu vivaient dans le Nord du Shaanxi. Comme ils étaient nomades, ils ont laissé beaucoup d'objets relatifs aux animaux. Cet animal fabuleux en or a une tête de cheval, des bois de cerf et un corps de chèvre. Cette chimère était fixée sur le chapeau d'un grand dignitaire comme décoration.

Les périodes des Wei et des Jin et les dynasties du Sud et du Nord

Après les Han, la Chine a connu de nouveau une période de démembrements. Cette période a duré de 220 à 581. De petits royaumes se sont succédés les uns aux autres. Cette période se caractérisait ainsi par des troubles, l'instabilité de la société et la fusion des ethnies.

A cette époque-là, comme les gens devaient souvent se défendre des cavaliers nomades, ils ont inventé ces chausse-trapes de fer. Il suffisait de les répandre par terre pour empêcher l'avancement des cavaliers. Jetées n'importe comment, ces chausse-trapes avaient toujours une pointe vers le haut.

Comme à cette époque, la guerre était incessante, au lieu d'enterrer des figurines de servantes, les gens préféraient plutôt des guerriers armés au visage effrayant pour protéger leurs tombeaux.

Ce sceau polygonal est en jais. Il a 24 côtés dont 16 carrés et 8 triangulaires. Il appartenait à un général célèbre des Wei de l'Ouest. Ce général est qualifié de (premier beau-père} en Chine, car il a marié ses 3 filles avec 3 familles impériales. On peut voir par-là comme les dynasties changeaient vite!

A cause des guerres incessantes, les cavaliers portaient une armure, leurs chevaux étaient aussi caparaçonnés, car ils voulaient ménager leurs montures.

Ces figurines de différentes ethnies ont été trouvées un peu partout dans le Shaanxi. Elles ont chacune leur propre expression, coiffure et vêtement. Elles présentent une scène vivante de la fusion de diverses nationalités chinoises de cette époque.

Les statues de chimères sont déposées dans la tombe pour chasser les mauvais esprits et assurer la paix aux défunts. Elles représentent des animaux fabuleux à tête d'homme et à buste d'animal. Ces chimères ressemblent au Sphinx égyptien.

L'art bouddhique est l'une des formes artistiques les plus représentatives de cette période. Les différents royaumes minoritaires ont encouragé la pratique du bouddhisme; d'autre part, comme les populations souffraient de guerres prolongées, elles souhaitaient la paix et leur délivrance en pratiquant une religion, ce qui explique l'essor du bouddhisme . La fabrication des statues de bouddha est alors devenue une pratique courante. Cette carte nous présente l'itinéraire du voyage effectué au début du Ve s. par Fa Xian, un pèlerin chinois qui cherchait à se perfectionner dans le bouddhisme.

Les dynasties des Sui(581-618) et des Tang(618 - 907)

En 581, la dynastie des Sui a réunifié la Chine. Le premier Empereur de cette dynastie a fait creuser le Grand Canal impérial qui relie Pékin et Hangzhou.

La dynastie des Tang est l'apogée de la société féodale et l'âge d'or de l'histoire du Shaanxi. On voit partout dans les grandes villes du monde le ( quartier des Tang ), ce qui montre la fierté et la vénération éprouvées par les Chinois envers cette dynastie brillante. La Chine, sous les Tang, est devenue non seulement la plus puissante dynastie, mais aussi l'un des Etats féodaux les plus forts et les plus prospères du monde. Voici les traits distinctifs de cette époque: le territoire était encore plus vaste, la société en paix, l'économie florissante et l'esprit ouvert, les sciences et techniques ont progressé de façon sensible, la littérature et l'art ont connu un essor sans précédent, les échanges culturels entre la Chine et les pays étrangers se sont multipliés.

La ville de Chang'an sous les Tang occupe une superficie de 84 km2 et possède une envergure sans précédent. Elle a été la première métropole du monde et sa population a dépassé le million.

Voici la carte de cette grande capitale des Tang, la ville Chang'an. Deux vers de l'époque décrivent bien son aspect: (D'innombrables maisons forment un vaste échiquier, les rues croisées font penser aux rangées de cultures d'un potager. )

La prospérité de Chang'an repose sur la base d'une économie sociale florissante. L'agriculture et l'élevage sont les principaux secteurs.

La charrue à âge arqué était un instrument aratoire avancé de l'époque. Composée de 11 éléments, elle était non seulement facile à diriger, mais on pouvait encore régler son soc pour labourer la terre plus ou moins profondément. Facile à manier, elle contribuait au développement agricole.

La poterie trichrome Tang est colorée par les émaux de plomb jaune, vert, brun et bleu. Si la céramique trichrome Tang jouit d'une réputation mondiale, c'est qu'elle a deux caractéristiques importantes: la forme est originale, et les couleurs, créatives. Bien que les couleurs de la poterie Tang soient peu variées, leur effet décoratif est étonnant : au cours de la cuisson, des émaux de diverses couleurs coulaient vers le bas et s'entremêlaient de manière toute naturelle; les couleurs ainsi obtenues sont changeantes, bariolées, ruisselantes et sans limites distinctives. C'est d'une beauté classique, simple et harmonieuse. Un vers du grand poète Du Fu dit même: C La beauté printanière, quoique timide, n'en est pas moins charmante.)

A l'époque Tang, la porcelaine atteint son état de maturité et de perfection. Elle est aussi une marchandise exportée à l'étranger par la Route de la Soie. Cette carte nous montre des fours réputés pour la fabrication des porcelaines sous les Tang.

Cette boîte de porcelaine est fabriquée selon un procédé très particulier: d'abord, on tournait des pâtes argileuses de différentes couleurs, puis on y ajoutait de l'émail pour les tourner encore, l'ébauchage ne se faisait qu'après ces procédés. La pièce ainsi obtenue donne une impression de couleurs mouvantes et son effet artistique est inattendu. Mais à cause de sa complexité, ce procédé n'a plus été utilisé dès le xiir s.

En général, la porcelaine du Sud est souvent bleue, alors que celle du Nord est blanche. Ces 2 petites assiettes en forme de feuilles pointues ont les traits de la porcelaine du Nord.

Cette maquette nous montre l'architecture et l'agencement des maisons autour des cours carrées à l'époque Tang. Le défunt a voulu emporter tout son immobilier dans l'au-delà.

Voici des gardiens du tombeau, regardez d'abord le diable . Quoique sous le pied du gardien, il essaye de lutter pour s'en délivrer. Mais le gardien est plus fort. Un poing fermé, la poitrine bombée et les yeux arrondis de colère, il réprime le diable de son pied facilement, comme s'il lui disait: (Inutile de résister, tu n'as aucune chance de t'échapper.)

Les miroirs de bronze des Tang diffèrent de ceux des époques précédentes par les points suivants: les formes sont plus variées, les motifs plus vivants et plus diversifiés.

Les objets en or et en argent constituent un trait marquant de l'époque Tang. Les objets d'orfèvrerie de cette époque ont atteint un niveau sans précédent que ce soit par le nombre, la finesse ou la variété.

Ces plats d'argent sont décorés de motifs bombés en or qui représentent un ours, une tortue ou deux renards. Le style de ces plats à motifs d'animaux reflète une forte influence de la Perse sassanide.

Cette coupe d'or est incrustée de perles et de pierres précieuses dans les cloissons de filigranes. Les points de soudure des fils d'or sont fins, unis et même invisibles, car on a utilisé un procédé de micro-soudure par chauffage local.

Ces dragons en or pur sont palpitants de vie. On peut même voir les écailles sur leur corps.

Ces lingots d'argent étaient utilisés par les fonctionnaires pour payer les impôts au gouvernement central. On peut lire dessus ces inscriptions : ( Pour impôt commercial ), ( Pour impôt minéral ), etc. On voit que les impôts touchaient déjà de divers secteurs sous les Tang.

La sapèque, pièce de monnaie du règne Kaiyuan sort du commun d'abord par le moulage à la cire perdue dans leur fabrication, ensuite par leur grande valeur calligraphique grâce aux mots écrits dessus par Ou Yangxun, ou encore par leur double fonction de poids et de mesure: 10 sapèques pèsent un tael, 12 sapèques et demie juxtaposées égalent un grand pied de l'époque, et 10 sapèques, un petit pied.

Sous les Tang, les costumes étaient divisés en 4 catégories: costumes de deuil, costumes pour l'audience impériale, costumes officiels et costumes quotidiens.

Ces 9 boucles de jade étaient utilisées pour décorer une ceinture de haut fonctionnaire, car le nombre des boucles différenciait la hiérarchie.

Cette figurine trichrome représente une femme de haut rang sous les Tang. Elle porte une jupe à haute taille, une chemise avec un corsage à manches courtes par-dessus. Un miroir dans sa main gauche, l'index de l'autre main levée, elle se maquille devant son miroir.

Sous les Tang, le critère de beauté voulait que les femmes soient bien en chair. La favorite Yang réputée comme une beauté incomparable, était aussi corpulente. Ces figurines de femmes relèvent d'une conception esthétique positive. En d'autres termes, on met en valeur une beauté rayonnante de santé et de vivacité.

Cette figurine a été exposée plusieurs fois à l'étranger. Elle représente une cavalière fière et distinguée portant un chapeau chic, une robe très décolletée, devant et dans le dos. On l'appelle i. Parisienne de Chine ). Cela pour dire que même aujourd'hui, son costume est encore très à la mode.

Cette estampe représente 2 femmes nobles. Elles portent sur la tête des pendentifs en or. Quand elles marchaient, il leur fallait rythmer les pas pour assurer un balancement régulier des pendentifs.

Les nobles Tang aimaient beaucoup la chasse. Ces statuettes représentent des chasseurs équestres, avec le chien derrière le cheval, et le faucon sur le bras.

Le polo a été introduit de la Perse en Chine. ïl était très en vogue sous les Tang. Cette fresque représente un match de polo, elle provient du tombeau du prince Zhanghuai.Voici des pions pour le jeu de go. Ce jeu était très répandu à l'époque des Tang. Les pièces rouges sont en agate, et les vertes en verre.

Voici des chanteurs de ballades. Le rôle principal, barbu, est expressif et humoriste. Il est accompagné de 2 musiciens, l'un d'eux joue de l'orgue à bouche, l'autre d'un instrument à cordes.

La Route de la Soie était plus prospère sous les Tang. Grâce à cette route, les échanges avec l'étranger ont atteint leur apogée.

Le rhyton d'onyx en forme de tête de boeuf est un trésor national. Sa qualité est excellente, ses veines sont extra-fines et régulières ; sa forme est belle, la tête de bœuf est sculptée adroitement en fonction des veines naturelles; ses cornes présentent des courbes agréables, cette coupe nous permet de voir un style persan prononcé.

Ces pièces de monnaie étrangères sont les preuves des échanges entre la Chine et les autres pays.

Cette fresque a été exhumée d'un tombeau au Japon. Elle dénote une influence évidente de la fresque chinoise.

Les dynasties des Song, des Yuan, des Ming et des Qing

Après l'époque Tang, les dynasties des Song, des Yuan, des Ming et des Qing ont établi respectivement leur capitale à 76

Kaifeng, à Hangzhou, à Nankin et à Pékin. Bien que Xi'an ne soit plus la capitale de ces dynasties, elle occupe toujours une position stratégique pour contrôler le Nord-Ouest et le Sud-Ouest de la Chine. Son influence culturelle et économique persistait.

Voici un jeu d'échecs chinois en cuivre, il date des Song. Le jeu auquel on joue encore aujourd'hui est toujours le même. Ces deux figurines de lutteurs datent de la dynastie des Jiin.

Les yeux arrondis, les deux lutteurs, gros et forts, sont prêts à se battre. La lutte chinoise peut remonter à la dynastie des Han. Mais elle n'était pas une compétition sportive , plutôt un entraînement militaire visant à fortifier la santé des soldats et à travailler leur persévérence.

C'est sous les Song que la plus ancienne monnaie de papier a fait son apparition. Voici une planche en cuivre pour imprimer des billets de banque de la plus importante monnaie de papier qui circulait sous les Jiin en grande quantité.

Voici le carré magique, il était enterré sous le palais princier des Yuan pour chasser les mauvais esprits. Le principe de ce carré magique est le suivant: la plaque se divise en 36 carrés, il faut les remplir du chiffre 1 jusqu'au chiffre 36, de telle manière que transversalement, verticalement ou dia-gonalement, les 6 chiffres aient le même total de 111.

Ce registre cadastral remonte au XVI* s. sous les Ming. H porte les noms des propriétaires terriens et la surface de leur terre. Le fonctionnaire l'utilisait pour percevoir l'impôt foncier.

Voici une copie d'examen provincial du Shaanxi sous les Qing. Le système des concours officiels a été fondé sous les Sui afin de sélectionner des fonctionnaires. Sous les Qing, ces concours étaient divisés en 4 degrés: baccalauréat au niveau de district, licence au niveau provincial, doctorat au niveau national et examen ultime dans le palais impérial.

Sous les Song, les néo-confucianistes préconisaient le respect des principes sociaux et l'élimination des désirs humains. C'est ainsi que les vêtements des Song avaient un style retenu et conservateur. Ces figurines nous montrent l'élégance sobre de leurs vêtements.

A l'époque des Yuan, les costumes mongols étaient très en vogue, la coiffure des Mongols était surtout originale. Ces figurines nous montrent les costumes et les coiffures typiques des Yuan.

Ce long cortège de 300 figurines a été déterré en 1990 du tombeau d'un prince Ming. Ces personnages de rangs sociaux différents portent des costumes différents et assument des fonctions variées. L'art de la figurine en terre cuite se perd petit à petit après l'époque Tang. Cette découverte a comblé une lacune dans l'histoire des arts chinois.

Les Song et les Yuan sont les deux dynasties florissantes de la porcelaine chinoise, les variétés se multipliaient et les émaux colorés s'enrichissaient.

Ce pichet en porcelaine verte n'a pas de couvercle. Pour le remplir, il faut le renverser. Son fond est pourvu d'un tuyau au milieu et d'une bordure circulaire autour, on peut ainsi remplir le pichet par le fond. Quand on le retourne après le remplissage, le tuyau est légèrement plus haut que la surface d'eau. On peut verser de l'eau par le bec, mais l'eau ne coule jamais par le fond. Ce phénomène est dû au principe des vases communicants.

Les motifs riches et les formes variées constituent les traits marquants des porcelaines du four Yaozhou de notre province. Toutes les porcelaines de cette vitrine sont fabriquées dans le four Yaozhou.

Ce petit bol noir porte au fond des rayures aussi fines que des poils de lapin. D'où son surnom : Porcelaine aux poils de lapin.

Voici un bol à paroi mince. On décrit ce genre de porcelaine en ces termes: mince comme une coquille d'oeuf, claire comme un miroir, et sonore comme une pierre musicale. A l'intérieur comme à l'extérieur du bol, les peintures représentent la vie champêtre: le labourage, le tissage et la pêche.

Cette cruche en porcelaine a été fabriquée selon un modèle persan en cuivre à Jingdezhen, capitale de la porcelaine chinoise. Sous les Ming, elle était réservée à l'exportation en pays islamiques. Aujourd'hui, elle est une pièce unique en son genre en Chine.

Ces statues de grès jaune représentent 4 arhats, disciples de Bouddha. Elles ont un style concis et expressif. Leur visage laisse voir des traits indiens.

Cette statue en bronze doré représente le bodhisattva Maitreya, bouddha du futur. Si on installe souvent ce bodhisattva souriant au gros ventre à l'entrée d'un temple, c'est qu'on veut qu'il accueille davantage de croyants.

Cette statue de Bouddha en marbre blanc est complètement sinisée, que ce soit par sa tenue ou par sa figure.

Cette photo vient de la Grotte des Mille Bouddhas située à plus de 400 km au nord de Xi'an. Les jambes repliées, Shakyamuni, fondateur du bouddhisme est assis sur le socle du milieu en forme de fleur de lotus. Il est flanqué du bodhisattva de la sagesse et de celui de la morale. Ses 2 disciples Kasyaba et Ananda sont aussi à son côté. Les colonnes et les parois sont entièrement couvertes de statuettes de bouddha.