Le Musée de Xianyang a été agrandi sur l'emplacement du Mémorial de Confucius des Ming. Il a été ouvert au public en 1962.
Située à 28 km au nord-ouest de Xi'an, la ville de Xianyang a été la capitale de la dynastie des Qin. Tout en prenant la ville de Xianyang comme base, l'empereur Qin Shihuangdi a fondé le premier pays féodal multinational unifié au pouvoir centralisé. Après l'unification du pays, l'empereur a ordonné de construire des routes impériales en Chine tout en prenant Xianyang comme axe. Ces routes impériales ont joué un rôle très important pour la circulation des matériaux, la disposition des troupes et la consolidation de l'unification. Afin de renforcer le pouvoir central, l'empereur a fait reconstruire les différents palais des 6 royaumes pour y assigner les familles royales de ces royaumes. De plus, l'empereur a fait déménager à Xianyang 20 000 foyers de riches et de nobles des 6 royaumes. La population de cette grande métropole a atteint près d'un million d'habitants.
Voici la première salle d'exposition. On présente ici des outils, des armes, des objets pour les poids et mesures et des objets d'usage courant. Voici des socs de charrue, des houes,et des bêches en fer. Ces outils prouvent que la fonte du fer connaissait déjà un grand développement. La généralisation des outils en fer a marqué une nouvelle étape du développement de la productivité sociale. Pendant cette période, le royaume des Qin a déclanché la guerre d'unification et a riposté au harcèlement et à l'invasion des Xiongnu. Toutes les armes en bronze comme hallebardes, lances, épées et pointes de flèche exposées ici prouvent ces faits historiques. Les mots gravés sur cette plaquette de bronze représentent le décret de l'empereur Qin Shihuangdi sur l'unification des poids et des mesures en Chine. C'est la première plaquette de ce genre découverte dans des fouilles archéologiques. Les 2 mots gravés sur ce récipient de bronze se prononcent Anyi. Il s'agit d'un butin obtenu quand les Qin ont anéanti les Wei. Anyi était la capitale des Wei, l'un des 7 royaumes d'alors. Ce récipient a été fabriqué par les Wei. Sa bordure porte aussi ces mots: 13 boisseaux 10, les mots sur son cou plus un trait horizontal signifient : jusqu'ici. Cela prouve que ce récipient a été rectifié selon les mesures natio-nalement unifiées après son arrivée chez les Qin. Cet objet fournit ainsi un document concret pour les recherches sur les mesures de cette époque et les mesures des Qin. Ces jarres, vases et cruches en forme d'oeuf de cane sont en poterie. En général, les poteries des Qin sont dénuées de décorations sophistiquées, car on attachait toute l'attention à leur solidité. Voici la 2e salle d'exposition. On présente ici des objets exhumés des vestiges du palais N° 1. Cette maquette représente les vestiges du palais N° 1. Les fouilles prouvent qu'il s'agit d'un édifice sur une haute plate-forme pour symboliser la suprématie du pouvoir féodal. Le palais était à 3 niveaux étages, il comprenait la salle d'audience, le corridor, la résidence, la salle de bain, la galerie couverte, l'entrepôt, et les silos. Les 3 niveaux étaient aménagés sur une fondation étagée et toutes les parties communiquaient l'une avec l'autre. Le palais était pourvu de cheminées pour assurer le chauffage avec du charbon de bois. Autour du palais, un système d'évacuation d'eau était composé de filtres à eau, de tuyaux et de tuyaux coudés.
Dans la Chine antique, on a su fort tôt conserver les aliments à basse température. Au XIe s. av. J.-C. , les Zhou avaient déjà aménagé des glacière. Les fouilles prouvent que le palais N° 1 était pourvu de 7 silos-glacières. On a installé au fond du silo un grand bassin ovale de poterie pour éviter de salir la glace. La paroi du silo était consolidée par un grand tuyau en poterie qui avait 1 m de diamètre. Ces tuyaux étaient superposés l'un sur l'autre et l'ouverture du silo était fermée par un couvercle de bois. Profond de 13 m, ce genre de silo-glacière gardait longtemps une basse température pour assurer la fraîcheur des aliments. C'est le premier emplacement du palais pourvu de silos-glacières qu ' on a découvert en Chine. On présente ici un grand tuyau en terre cuite.
Sur l'emplacement du palais, ont été déterrés beaucoup de matériaux de construction tels que des briques, des tuiles, des tuiles de rive, etc. Ces objets gris sont très solides. Les briques creuses rectangulaires ont des motifs de dragon, de phénix et de nuages tourbillonnants, elles étaient utilisées pour construire les marches. Les briques de pavement ont des motifs de carrés, de cordes, de losanges, de scies, de soleil, de fleurs, etc, certaines briques sont sans motifs. Ces briques de pavement sont aussi une nouvelle découverte archéologique. Parmi les objets culturels déterrés, les plus nombreux sont des tuiles normales, tuiles en demi-canal et tuiles de rive. Les motifs sur les tuiles de rive sont riches et variés, mais les motifs de nuage ou de nuage stylisé représentent plus de 90% .
Voici la 3e salle d'exposition. On présente ici des objets culturels déterrés des vestiges du palais N° 3. Ces restes des fresques proviennent des vestiges du palais N° 3. Les couleurs de ces fresques sont à base minérale et les artistes utilisaient les couleurs rouge, jaune, bleue et noire pour faire des peintures avec des lignes droites, courbes ou géométriques. Ce sont les plus anciennes fresques dans l'histoire archéologique de la Chine. Ces fresques étaient sur les murs des couloirs du palais et elles représentaient les cérémonies des Qin et les voyages en chariots. Les traces nettes de la fumée sur ces fresques justifieraien ce fait historique mentionné par les documents : le général Xiang Yu aurait fait brûler le palais impérial des Qin et cet incendie aurait duré 3 mois.
On voit aussi des poteries gravées de mots. Ces inscriptions précisent des noms des lieux ou des gens. Elles permettent ainsi de conjecturer qu'il y avait déjà des ateliers et des potiers professionnels. Ces poteries auraient été fabriquées par des ateliers locaux pour la Couronne. Si leur qualité n'était pas conforme aux normes de fabrication, la Couronne retrouvait facilement les potiers en question pour les sanctionner. L'habitude de graver le nom des ouvriers sur les objets fabriqués aurait commencé dès l'époque des Qin. Ces inscriptions fournissent des documents très importants pour les recherches sur la calligraphie, l'évolution de l'écriture et le système de gestion de l'artisanat.
La 4e salle d'exposition présente les objets culturels des Han occidentaux. Les outils aratoires en fer et les céréales dans les greniers de poterie prouvent la généralisation des outils en fer et du labourage à l'aide des bœufs, assurant ainsi un développement rapide de l'agriculture. Au début des Han, pour développer l'agriculture, répondre aux besoins militaires et stimuler le développement de l'élevage, le gouvernement encourageait l'élevage des chevaux et punissait ceux qui tuaient ou volaient les chevaux ou les boeufs. Ces boeufs, chevaux, cochons et moutons en poterie ont été exhumés de Langjiagou. Ces bêtes sont les preuves du développement de l'élevage sous les Han.
Ces poteries colorées ou émaillées ont été fabriquées au tour. Ces poteries vernissées jaunes étaient très en vogue sous les Han, elles impressionnent par leur éclat et leur peinture minutieuse.
Etant différentes de leurs homologues des Qin, les tuiles de rive des Han étaient au début omées d'expressions de voeux comme ( Joie permanente et pouvoir indéfectible ) ou ( Mille automnes et dix mille ans }, plus tard, elles étaient décorées des 4 animaux sacrés: dragon bleu, tigre blanc, oiseau écarlate et tortue surmontée d'un serpent.
Dans la 5e et la 6° salles, on présente les guerriers et chevaux colorés en terre cuite exhumés d'un tombeau de Yangjiawan. Ce site compte parmi les tombeaux satellites autour du Mausolée Changling, tombeau du premier empereur des Han.
En 1965, on a découvert au sud du tombeau quantité de figurines. Après les fouilles, plus de 3 000 guerriers et chevaux ont été exhumés des 10 fosses funéraires. 4 fosses sont remplies de fantassins et les 6 autres, de cavaliers. Les fan-tassins se divisent en 2 catégories : des musiciens et danseurs ainsi que des guerriers. Parmi les premiers, certains portent des étendards, d'autres exécutent une musique, leurs vêtements sont colorés en rouge, vert, jaune et blanc, etc. Les guerriers en armure portent des lances et des boucliers, le carquois au dos. Les armures sont composées de grandes plaquettes ou de petites plaquettes. On voit qu'à cette époque, les armures passaient des grandes plaquettes vers les petites plaquettes, car les petites plaquettes étaient plus serrées et plus souples. Tout cela reflète la politique des Han visant à améliorer les armures et les armes.
Parmi les 10 fosses, 6 sont occupées par des cavaliers. Cela prouve que la cavalerie avait une place importante dans l'armée des Han. Il y a des grands coursiers et des petits. Ces chevaux sont peints en noir, rouge, violet et jaune, etc. Certains coursiers restent debout et silencieux, d'autres hénissent la tête haut levée. Les cavaliers majestueux ont tous une taille robuste. A travers la disposition des guerriers des Han, on remarque un grand changement dans la structure de l'armée par rapport à celle des Qin: à l'époque des Qin, l'avant-garde était assumée par des fantassins et la force de choc, par des chars, tandis qu'au temps des Han, l'avant-garde était composée de fantassins, la force de choc, de cavaliers, et les chars n'étaient utilisés que pour le commandement.
D'après les fouilles, les spécialistes présument que le défunt serait Zhou Bo ou Zhou Yafu, car tous deux, le père et le fils, ont assumée respectivement le commandement suprême de l'armée des Han. Ces guerriers et chevaux fournissent des données concrètes pour les recherches sur l'organisation militaire, l'art sculptural et les costumes des Han.
La 7° salle d'exposition présente des objets culturels exhumés autour des mausolées impériaux des Han occidentaux . Parmi les 11 empereurs de cette dynastie, 9 sont enterrés sur le plateau de Xianyang. Il y a plus de 500mausolées et tombes qui s'étendent sur 50 km. Bien qu'on n'ait pas encore fait des fouilles dans ces tombeaux, le nombre des objets culturels trouvés par hasard est déjà assez im-portant .